Le Pont du Pollet "Pont Colbert"

25 avril 2010

Le pont Colbert au rebut

marseillais avec vous
Bonjour,

j'habite Marseille, je suis né à Dieppe.
Est-ce que des pétitions ou ce genre de chose circule pour pouvoir sauver le pont Colbert ?

Cordialement

Matthieu
matob - email : obot_matob@yahoo.fr

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20 novembre 2007

Le pont Colbert au rebut

Patrimoine. Le syndicat mixte gérant le port a annoncé le remplacement, fin 2011, de l'ouvrage datant de 1889 par un pont neuf. La levée de boucliers ne devrait pas tarder.

pont_paris_normandie

Les travaux doivent prendre le moins de temps possible, On ne peut pas paralyser la ville pendant un an et demi comme l'exigerait une réhabilitation estime Alain Le Vern

La fiche n° 25 du plan d'investissement du syndicat mixte présenté vendredi est explicite : « Reconstruction du pont Colbert. L'objectif est de disposer d'un ouvrage neuf et fiable. » Pour mémoire, trois scénarios avaient été élaborés : la réhabilitation du pont actuel, la construction d'un pont neuf à l'identique ou la construction d'un pont neuf à l'architecture différente.

La première solution a été écartée. Embarrassé, le service communication du syndicat mixte, présidé par Alain Le Vern (PS), explique que «les études n'ont pas encore commencé. Elles ne démarreront que l'année prochaine et dureront dix-huit mois. Il existe déjà une étude menée par la direction départementale de l'équipement (DDE) qui avait conclu qu'il était en trop mauvais état et que sa réhabilitation était impossible. » Quelle est la principale raison de la mise au rebut du pont Colbert actuel ? Pas le coût. Car la coquette somme de 7,7 M€ est prévue pour un nouvel ouvrage d'art.

« Réhabiliter le pont Colbert existant demanderait un an et demi.

Alain Le Vern, par ailleurs président de la Région, ne souhaite pas couper la vil-le en deux durant une pério- de aussi longue et paralyser l'activité. »

Autre argument : « Il semble difficile de marier une machinerie moderne au pont Colbert actuel. » Car un autre objectif est avoué : « En remplaçant le pont, le syndicat mixte souhaite en profiter pour automatiser complètement les deux ponts. »

Actuellement, dix pontiers, par équipe de deux, manœuvrent Angon et Colbert au rythme des bateaux, « mais beaucoup vont partir à la retraite ».

La fin des travaux est prévue pour le premier semestre 2011. « Le syndicat mixte prendra la décision la plus rationnelle possible », assure-t-on au syndicat mixte.

« Colbert est en trop mauvais état pour être réhabilité »pont_du_Pollet_1910

Oui pour un pont identique

« Il nous a été promis une réunion avec Dieppe Ville d'Art et d'Histoire, les Amys du Vieux Dieppe, les Polletais, Jeanine Godeau de l'Estran et la population. Elle devait avoir lieu en octobre », rappelle David Raillot, président des Polletais, qui a mis en ligne un blog pour la sauvegarde du pont Colbert (http://lepontdupollet.canalblog.com). « Si le pont Colbert avait mieux été entretenu ces dernières années, il serait en meilleur état », soupire-t-il. Ce dernier se dit toutefois favorable au remplacement de Colbert par un pont neuf à l'architecture identique. En revanche, pas question de lui parler « d'un pont plat. Nous avons même proposé, au cas où la copie du pont soit beaucoup plus chère qu'un ouvrage moderne, de demander une participation financière à la Fondation du patrimoine qui serait prête à aider. »

tonneau

Repéres

Le pont Colbert mesure 70,50 m. Pont tournant à ossature en fer riveté, il pèse plus de 800 tonnes. Seulement quatre-vingts secondes sont nécessaires pour le faire tourner, constat d'huissier à l'appui !

Sa spécificité réside en son mécanisme de rotation actionné au moyen de vérins à eau douce. C'est également un pont rare. Il n'existe plus que deux ponts métalliques tournants en France. Et contrairement à celui édifié à Marseille, le pont Colbert est toujours emprunté par les voitures.

Plus d'un siecle

1889

L'ingénieur Paul Alexandre édifie le pont Colbert et non pas Gustave Eiffel comme certains se plaisent encore à le raconter.

1944

En août, l'armée allemande fuyant Dieppe détruit le pont Colbert. Mais comme ce dernier était ouvert, il n'est pas tombé dans le chenal mais sur le quai. Deux années furent nécessaires pour le reconstruire à l'identique et ce, malgré la pénurie de métaux.

2011

La disparition du pont actuel ?

S.L. Paris-Normandie du Mardi le 20 novembre 2007


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Ce pont fait partie du patrimoine dieppois

J'ai vécu une partie de mon enfance à dieppe. Aujourd'hui j'habite Bruxelles et je viens tous les deux mois à Dieppe avec ma femme et mes enfants qui sont toujours étonnés et emerveillés devant ce pont "qui tourne".

Ce pont est unique en son genre et je ne conçois pas Dieppe sans Pont Colbert. Ce pont fait partie du patrimoine dieppois, je dirais même qu'il fait partit intégrante de Dieppe au même titre que le chateau.

par Franck - guellf@yahoo.fr - 20/11/07 - 15:58

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28 juin 2007

Souvenirs d'enfance

Je vis maintenant à Reims, ma fille est rémoise, pourtant elle parle de Dieppe et du Pollet à ses copines en évoquant "le pont qui tourne". J'ai transmis à ma fille en partie par ce lien l'amour de Dieppe. A moi, il me reste les images de la sortie de l'école Michelet avec l'entrée des bananiers blancs au dessus du pont, en face de nous, comme des immeubles qui avancent. Il y a aussi les fois où nous restions sur le pont pendant qu'il tournait. Ma mère me parle souvent de l'ancienne poissonerie que je n'ai pas connu. Lorsque je vais à Dieppe, machinalement je cherche l'heure sur la pendule de la gare maritime. Il m'est désagréable qu'arguant du progrès, on "liquide" des repères physiques vecteurs de notre éducation et de notre histoire à nos proches. Gardons le peu d'âme qui reste au Pollet!

levasseur@numericable.fr

bananier18_andre_Perignon


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27 juin 2007

mon dernier pont

j'ai travaille 28 ans a la dde maritime et c'est le premier pont ou j'ai travaille ensuite j'ai maneuvre le pont ango pandant toute ma carriere et 3 semaine avant mon depart je suis revenu au pont colbert donc pourmoi il restera un tres bon souvenir

monsieur martin alain

liliane.martin@9online.fr

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14 décembre 2006

Le blog du pont


L’avenir du pont Colbert vous préoccupe ?

Vous souhaitez faire part de votre attachement pour cette construction ?

Réagissez à en écrivant sur ce blog.


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09 décembre 2006

« Acceptons d'évoluer »


« Je ne le trouve vraiment pas beau. Je pense que le Pollet y gagnerait s'il disparaissait. Il faut dire aussi que le pont Colbert est si volumineux qu'il nous gâche la vue. C'est très désagréable. Et puis, il faut savoir accepter d'évoluer. »

Mme Le Joubet (Auffay)


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« La destruction du pont serait un scandale »


« Il y a longtemps que l'administration s'interroge sur le devenir du pont Colbert et il y a longtemps que les Dieppois ont déjà eu l'occasion de manifester leur attachement à ce pont et de procurer ainsi à la direction de l'équipement, quelques sujets de réflexion. Tout particulièrement, en 1988, Jeannine Godeau et le collège Albert Camus de Neuville-lès-Dieppe, par leurs recherches, travaux, publications et expositions, ont mis en valeur l'intérêt de ce pont dont le centenaire a été célébré.
Connaissance de Dieppe avait relaté en détail les manifestations qui avaient attiré la foule.

Plus récemment, les Amys du Vieux Dieppe, avec le soutien de la DRAC de Haute-Normandie, ont confié en 2003 à Dominique Mas le soin de réaliser une étude ethnologique à propos du pont Colbert, pont tournant de Dieppe. Olivier Meriel, photographe renommé, a, lui, réalisé sur ce pont une série de photos qui furent exposées en avril 2005 à la Caisse d'Epargne de Dieppe. Ces travaux ont fait l'objet d'une publication toujours disponible à la boutique du château-musée de Dieppe.

Sur le même sujet, l'université populaire a présenté, au même moment, une exposition consacrée aux peintres ayant figuré le pont dans leur œuvre.
Dieppe Ville d'Art et d'Histoire a édité une petite plaquette rédigée par Jérôme Decoux, ingénieur d'études au service régional de l'inventaire général, lequel conclut que « le pont Colbert est un élément majeur du patrimoine technique issu de la révolution industrielle.

Comme tel cet ouvrage d'art unique mérite d'être conservé ».
En 1944, ce pont avait été détruit par les troupes allemandes en retraite, et soigneusement reconstruit à l'identique, conservant ainsi cette fascination qu'il exerce encore sur nous, par cette vision dynamique d'une structure métallique massive, à la vie auréolée de mystère par un mode de fonctionnement unique, grâce à la sensibilité des pontiers qui savent manœuvrer, avec une extrême douceur, cette masse de 900 tonnes, apparemment inerte, à l'œil et à l'oreille, avec la puissance de quelques litres d'eau.

Ce grand pont demeure, pour la ville de Dieppe, l'un des rares vestiges de son patrimoine industriel, et la preuve du savoir-faire de la DDE qui a su, jusqu'à présent, l'entretenir et lui conserver toute son utilité. Pourquoi donc ne pourrait-il plus en être de même à l'avenir ?

La destruction de ce pont si soigneusement réparé en 1944 et entretenu, serait donc un véritable scandale, plus encore que celui que constitue la grue abandonnée du quai du Tonkin, autre élément rare de notre patrimoine industriel. »

Maurice Duteurtre, président des Amys du Vieux Dieppe


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« Ce grand pont fait partie de notre jeunesse »


« Bien qu'Eudois depuis 1944, nous sommes Dieppois et même Polletais d'origine puisque mon épouse habitait rue Cité de Limes et moi rue Charles Blound, jusque dans les premiers mois de la Seconde Guerre mondiale. Ce fameux grand pont fait donc partie de notre jeunesse. Beaucoup de gens de notre génération travaillant dès leur certificat d'étude acquis, au début des années trente nous le traversions facilement, à pied, quatre fois par jour pour aller dans le centre ville par tous les temps, qu'il vente, pleuve ou neige. Quel spectacle, à la saison du hareng, de voir défiler une armada de chalutiers hollandais, allemands, polonais, sortant du bassin du Canada et de Paris. Je me souviens des difficultés pour l'officier du port de faire stopper ce défilé pour que nous puissions traverser. C'était aussi très agréable de voir passer à la belle saison les bananiers de la Fredolsen.

Il y avait peu de voitures à cette époque. Aussi avons-nous connu le grand pont sans ses deux passerelles pour piétons et ses barrières.

Un coup de sifflet nous prévenait de son ouverture et, enfants, nous étions émerveillés de voir cette masse en mouvement. Tout gamin, il m'arriva quelques fois de sauter sur le pont au moment de son départ pour le plaisir de tourner avec lui. Bien sûr, cela mettait en colère le personnel. Voilà quelques souvenir et anecdotes témoignant de notre attachement pour ce superbe ouvrage qui fit partie de notre quotidien à un certain moment de notre existence. »

Robert Boinet


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07 décembre 2006

Histoire du Grand Pont


La construction

En 1879, des aménagements sont décidés pour relancer le port de Dieppe. Le programme des travaux est lancé par Charles de Freycinet, ministre des Travaux publics. Une grosse somme d’argent fut votée, pour l’agrandissement des bassins et le percement d’un chenal de 40 m de large qui permit le passage de grands bateaux dans les nouveaux bassins.

M. de Hérédia, ministre des travaux publics et M. Dautresme, ministre du commerce et de l’industrie, inaugurèrent le pont tournant le 18 juillet 1887.

Le plus grand pont

Depuis 1874, le pont tournant ayant la porté la plus longue était celui de Leith en Ecosse, qui mesurait 44,69 m avec une passe de 36,84 m.  En 1887, cette longueur fut dépassée par celui du Pollet à Dieppe puis par le pont d’Arenc à Marseille.

Pour Dieppe, un programme d’amélioration du port fut annexé à la Loi du 3 avril 1880. Ce dernier comprenait l’ouverture à travers le faubourg du Pollet d’un chenal de 40 mètres de largeur destiné à relier l’avant-port avec le bassin de la retenue.

Un quartier coupé en deux

Ce percement devait couper le quartier du Pollet en deux et le séparer de la ville de Dieppe. Plus d’une centaine de maisons furent détruites pour permettre le percement du chenal. Les habitants furent obligés de se reloger et les plus pauvres se retrouvèrent dans les gobes des falaises. De plus, ce percement coupait en deux la route nationale n°25 qui allait de Lille au Havre et était la voie principale qui desservait le nord du département.

Le projet d’origine qui voulait conserver les intérêts locaux, proposait de maintenir les communications au moyen d’un pont tournant à deux voies charretières à manœuvre rapide.

Les dimensions

La dimension du pont à sa construction était de 70,50 m de longueur. La longueur de la volée était de 47 m et celle de la culasse de 23,50 m, qui représente la demi-longueur de la volée. La largeur du garde-corps de 7 m se divisait en 4,50 m pour la chaussée et 2,50 m pour les deux trottoirs.

Le tablier du pont est situé à 0,50 m au-dessus des plus hautes mers d’équinoxe. Mais le 20 janvier 1891, la pleine mer était si haute qu’il fallut ouvrir le pont pendant 2 heures pour ne pas que les lames de la mer ne l’endommagent. Cette manœuvre fut utilisée encore quelques fois durant les décennies suivantes lors des fortes marées.


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